J'irais finir cette longue route sous la pluie. Laisser confondre mes larmes avec celles des cieux et le battement de mon coeur avec le grognement du tonère. Aujourd'hui même, je me fou de tout. de tous. Aujourd'hui, plus rien ne n'importe. Si demain tout s'arrête, tant pis. J'ai eu la force d'y croire, pendant quelques instants, l'instant de me dire que peut-être tout n'est pas terminer. et j'ai eu tord. Aujourd'hui, j'ai mal. J'aurais presque préférée mourrir, que resentir cette sensation dans mon corp. Cette sensation d'impuissance et de remords. Le temps n'efface pas les souvenirs, les histoires, les sentiments. Les blessures. J'en suis la preuve vivante. Que reste t-il de moi ici là, rien. Rien, absolument rien. J'ai plus rien a jouer, donc surtout plus rien a perdre, et encore moins a gagner. Alors voyons, a quoi bon ce battre contre le vent qui te fileras toujours entre les doigts. Qui aurait le pouvoir de m'arrêter? Personne. Je suis libre de mes choix, ainsi ils me paraissent toujours de plus en plus mauvais et inexpliquable. Et je tombe de plus en plus haut, avec toujours plus de vitesse. J'ai si mal, que la vérité n'existe plus. Je ne veux plus la voir, mentez moi, faites moi croire des choses improbables, j'y croirais plus que tout. La vérité est moche, elle ne ressemble a plus rien. Je préfère le rêve et l'évasion, même si, comme je m'en aperçoie, ça ne m'enmère absolument nul part. Apart quelques instant de bohnneur et d'insouciance, ou j'ai cette impression de liberté, cette suite de vie que je voulais avoir enfin. Et puis c'est la rechutte, la réalité qui refait surface. J'ai perdu l'envie, elle est parti comme elle est venu. J'suis détruite, même pire. Le peut qu'il me reste, n'a pas d'importance, alors, que faire. Ce laisser tomber, personne n'aura peine a me ramasser.
C'est difficile de partir quand on veut rester, de rire quand on veut pleurer...
Difficile de quitter quelqun qu'on voulais trop aimé.